Les Potes Au Feu à Prague - 2006 - Par Totof

Voyage à l'est ou les folles aventures des "Potes au Feu" (friends on fire) à Prague

Voilà on y était, ce tant attendu 7 avril 2006. Presque 2 ans à préparer ce week end à Prague ; ces 3 petits jours qui entreraient dans l'histoire déjà bien remplie des Potes au Feu.

Avant propos
Pour la commodité de la rédaction et la lisibilité du texte, et surtout parce que je suis un peu feignant, je n'écrirai plus les Potes au Feu, mais les PAF, parce que tout le temps écrire les Potes au f, d'une part c'est long à taper et d'autre part, je vais certainement devoir l'utiliser souvent, car le récit va certainement mentionner régulièrement les Potes , vu qu'il (le récit) est axé autour des Potes.
Cette précision apportée (en fait je n'avais pas d'introduction, alors voilà c'est chose faite), il (le récit) va pouvoir débuter.

Attendons que les 3 coups retentissent et que le rideau se lève...

PAN PAN PAN ! (pour les malentendants : 3 coups qui retentissent)

CRRRRRRRRR (bruit du rideau tiré).
Je n'ai jamais bien su imiter le bruit du rideau tiré. Il faudrait demander à Serge M. qui se vante de n'avoir tiré que des rideaux à Prague...

Donc nous y voilà, ce 7 avril 2006, 5h du matin à l'aéroport de Lyon-St Exupéry. On était presque tous là, manquait notre Pierrot National (avait t-il une dent contre nous ?), notre Ouébmaster préféré, notre le Flament à nous et bien sur une poignée de nouveaux PAF (nico, manu...) qui pourront se rattraper les saisons prochaines.
On est là, à la queue leu leu, à attendre notre tour pour enregistrer les bagages, et des cagettes de viennoiseries circulent. Les p... de formalités et les 40 bouteilles de vin pour nos amis tchèques passées, on fait un saut de puce pour Francfort. Destination : l'aire de pique nique de l'aéroport, où on étale 5 jours de bouffe, 15 jours de boisson et des sourires de voyous. Vu qu'il y a pas mal de cochon à manger, on se dit qu'un aéroporc n'a jamais aussi bien porté son nom...
Une nourriture trop riche ou un repas trop arrosé, on ne saura jamais, mais il n'en faut pas plus pour qu'un policier, (intègre au demeurant - d'ailleurs, quelle est la différence entre un slip et un car de euh...flics ?) nous fasse le coup du-gars-qui-oublie-ses-papiers-dans-la-salle-d'embarquement. Merci qui ? D'ailleurs, il n'est pas le seul à avoir eu du mal à digérer, car un PAF (nous tenons à garder son anonymat, c'est pour cela que nous l'appellerons Patrick N...) en perd son anglais (I want to récupère my bag ???!!! Putain ils parlent pas le même anglais que chez nous les Boches !!!) et le voilà coincé à Francfort pour un problème de langue et de transit, merde alors !!!
Un autre saut de puce et nous atterrissons à Prague Ville ! Enfin nous y voilà, on ferait presque comme le pape, à baiser le sol. Mais bon, on a notre dignité !
Les p... de formalités repassées, nous voilà accueillis par notre ami Ladislav avec un bus.
Après une demi-heure de bus, quelques commentaires du guide et une ou deux questions pertinentes du genre : « C'était mieux avant ? », on arrive enfin à l'hôtel. Là, pas le temps de se poser, on reprend le bus immédiatement, direction le terrain en banlieue des Olds Boys de Prague. Ah oui ! C'est vrai ; on vient aussi jouer au rugby ici !
Petit tour en bus dans la banlieue de Prague et nous voilà arrivés. On fini à pied et le stade est là, coincé entre des jardins et une vieille usine, des préfabriqués servent de vestiaires et l'accueil est chaleureux. L'ambiance est bon enfant et le Gau, qui n'a pas récupéré son sac de sport à l'aéroport, est obligé de jouer sans ses chaussettes de l'USAP et avec des pompes de ville : le total look. Bref tout le monde est hilare lorsque le match commence. Et après 5 mn on rigole beaucoup moins car nos amis (on est d'ailleurs plus sûr que l'on soit encore amis à ce moment là !) jouent le mach de leur vie et on s'en prend plein la tronche (lorsque l'on délaisse sa rue principale, les premiers pas dans les ruelles de La Tronche surprennent, apaisent. Loin du tumulte de la capitale, Grenoble, pourtant si proche. Les plus anciens vous rappelleront sans doute son surnom de Petit Nice et vanteront sa situation géographique privilégiée, aux effets climatiques favorables. Calée au flanc du Mont Rachais au nord et bordant les berges de l'Isère au sud, la ville se compose de 4 quartiers, disposés autour de la Grande Rue. Une qualité de vie louée, mais pas seulement. Car dotée d'une tradition sportive, universitaire et d'un dynamisme économique en devenir, La Tronche s'appuie également sur la participation active de ses habitants à la vie de la cité. Une ville au charme discret, conviviale et active. A découvrir en empruntant ses rues de traverses.)
Après un quart d'heure on s'y met enfin, on remue de la viande, on déménage du piano (à queue), les gros se resserrent, quelques belles envolées derrière et on arrive à arracher une courte, mais précieuse victoire. Pas pour le résultat bien sûr mais pour notre solidarité et tout et tout. Et ce malgré le premier carton jaune de l'histoire des PAF (le 12 tu sors !) attribué à un certain Gilles V. pour un mauvais geste (hou) par un arbitre totalement impartial (sic), qui sera, à son retour en France, lourdement sanctionné par les instances locales du rugby (Gilles, pas l'arbitre). Nous sommes heureux comme des gamins. Et comme disait un connaisseur, deux points, ouvrez les guillemets, il n'existe pas de joueur de rugby, il n'y a que des équipes, fermez les guillemets.
La qualité de la troisième mi-temps nous fait oublier bien vite l'état d'esprit du match (on est de nouveau amis), la bière aidant, les langues se délient et les amitiés se nouent, on fait connaissance, la soirée est sympa mais un peu courte. Allez faut qu'on parte, le bus nous attend, merci pour tout, vous avez été supers, on se revoit en France, à bientôt...
Retour à Prague Center pour une première virée nocturne. Des petits groupes se forment et s'éparpillent de ci-de là. Certains se retrouvent au "GyznbkncMqkjz", une boîte à étage très sympa, d'autres s'endormiront devant un strip tease torride... fais pas bon vieillir... Bref, une bonne soirée, et après presque 24h debout, on va enfin faire un gros dodo, bercé par les ronflements dantesques de certains et les relents de bière.
Le réveil est un peu dur, surtout que dans ma chambre il y deux mecs tout nus qui me regardent presque avec envie, ah oui ce sont mes deux potes de chambrée. Vite un slip !
9h, la salle du déjeuner : calme, ambiance feutrée, chacun récupère devant une bonne tasse de café, et voici qu'arrive Serge M. qui de sa verve matinale (déjà !) nous en sort une bien bonne, bien fine, et par malchance la seule présence féminine (qui adore ce genre de blagues) se trouvant dans la salle sont deux quinquagénaires (eh oui Serge, pas toute fraîche les deux ribaudes !) de Charavines !!! Le monde est petit Serge (enfin à ta taille quoi).
Cette journée du samedi est consacrée à la visite de Prague accompagnés par une guide. Et oui un peu de culture que diable ! On commence par la visite du château et par un énorme coup de boule d'un lampadaire à Minette (distrait par une bouquiniste). Après s'être endormi en plein strip tease, avec le string sur la moustache, le sieur (c'est une huile ce mec) Minette dit Agévraimentcanonix se réveille enfin. Sont méchants les lampadaires tchèques. La visite est sympa, on prend quelques photos, histoire de faire voir que l'on s'intéresse également à la cul-ture (surtout du houblon). On visite le château (bien), la cathédrale Drobinijezdfek (bien aussi), la vielle ville (très bien) et enfin un bar (arrrrrgh !). Ce n'est pas de notre faute si la bière tchèque est bonne et si en plus elle n'est pas chère.
La guide, euh quelle guide, ah oui on avait une guide, ah tiens, vouai, maintenant que tu le dis. Je me disais il y a André (du HAC) qui arrête pas de poser des questions à une gonzesse sur la ville, l'architecture et tout et tout. C'était donc notre guide.
Bref la journée se passe bien, et tout le monde rentre à l'hôtel un peu crevé. Le temps de changer de slip et de se refaire une beauté (intérieure pour certains) et nous voilà reparti pour un nouveau resto, le "Gerfjpùhgnzeihfnlkn kajgfokj". L'entrée est à retenir quand vous invitez des amis que vous voulez justement ne plus réinviter : la tranche de jambon blanc accommodée au raifort (Raifort : XVe raiz fort, proprt "racine forte". Le raifort (de la famille des crucifères) est une plante apparentée à la moutarde dont l'origine française se trouve en Alsace (Mietesheim)) et à la chantilly... et oui ça ne s'invente pas ! Le reste du repas je ne m'en souviens pas trop vu que j'avais un cheval à qui murmurer dans les oreilles ! et des roses à offrir ! Le seul regret de ce repas gastronomique, c'est de ne pas avoir eu en dessert des loukoums tchèques pour Lionel !
Après le resto, dodo ? Non ! Popo ? Hum, peut-être... Lolo ? il est avec Nico et il l'aide à mettre de la monnaie dans la fente d'un gallois (pour amateurs, X bien sûr).
Le groupe éclate en petits groupes. On est presque une vingtaine (presque 20) à vouloir retourner au "GyznbkncMqkjz" (la boîte à étage). Il y a une bonne ambiance, la bière coule à flots. On décerne pas mal d'El Ratô. Il y en a en or pour le chinois, en argent pour Juju. Le principe d'El Ratô (ou le ratichon), c'est de se prendre un méga râteau, genre tu danses peinard, soudain une belle blonde te regarde, se rapproche, toi le coeur battant, tu lui tends les bras pour partir sur une chenille endiablée, et vlan "El Ratô" : c'est le gars d'à côté (son copain quoi) vers qui elle se dirige... et toi tu restes planté là comme un gland tombé du chêne, le souffle court, les bras ballants et l'impression d'être aussi inutile qu'un pénis dans un mariage de lesbiennes. El Ratô d'honneur est quand même décerné à Bizz pour ne pas avoir trouvé une seule tchèque pour lire sa pancarte... La soirée se passe très bien, et c'est la femme de ménage qui nous réveille avec son aspirateur (il est presque 6h). Il est temps de faire quelques adieux, de revenir à la réalité et direction le plumard, pour un réveil à peine 2 heures plus tard.
La matinée du Dimanche (manche) sera consacrée à quelques emplettes (un toy pour Juju, pervers !), à un peu de visite, un petit resto et il est déjà temps de remballer ; le retour en France se fera en fin de journée.
De tout façon, les retours sont toujours un peu tristes, alors pas de quoi en faire un roman.
Le plus important étant de voir tous ses grands enfants avec des étoiles dans les yeux (pour certains une marque de sac sur le torse !) et de se dire que finalement, comme on dit en tchèque : "Gjb bavecfknnj njlehkij jhlkrugbyzodhl jujfmlak! Iughqjhbièrejqlsg fiuqjkjh kjpetiu, juùjfùlamitiémkhzmogl, monoushlnlk joyhnsfmazbflh azfmh qkjck gjfqsommeskh cmlles, nroiskjlk duklklj lhùhjfmondeurty", avec le rugby, la bière et l'amitié, nous sommes les rois du monde !

Totof Octobre 2006